Au volant d’un véhicule diesel et électrique avec SimBus

SECTEUR

Après 20 ans d'utilisation, les simulateurs de conduite des centres de formation de Temse et Mornimont ont fait l'objet d'une mise à jour approfondie. Ces simulateurs peuvent être configurés au choix pour une vingtaine de types de véhicules et offrent désormais la possibilité de circuler virtuellement sur la route au volant d'un bus diesel ou électrique.

Un simulateur de conduite pour les chauffeurs de bus

Il y a vingt ans, l'asbl Formation Car&Bus Opleiding (FCBO), en collaboration avec le VDAB et le FOREM, a fait figure de pionnière en mettant en service un simulateur de conduite spécifique pour les chauffeurs de bus. « Nous avons mis à jour les deux simulateurs fin juin pour épouser notamment les évolutions fulgurantes de la technique et des conditions de circulation », explique Hans Dewit, directeur de FCBO. « Au début, nous avons intégré le SimBus aux formations de Code 95 de conduite défensive ou écologique. Dans le cadre des trajets du VDAB, les candidats-chauffeurs doivent passer une journée sur le simulateur entre les volets théorie et pratique. L'occasion pour eux de se familiariser avec les dimensions du véhicule sur la voie publique et, pour l’instructeur, de tenter d’évaluer la perception de la route et l’attitude du candidat. Au terme de la journée, un document d'évaluation est établi et communiqué à l’instructeur qui accompagne le candidat pour l’examen pratique, de sorte que ce dernier puisse identifier les points devant retenir son attention.

« L'occasion pour eux de se familiariser avec les dimensions du véhicule sur la voie publique et, pour l’instructeur, de tenter d’évaluer la perception de la route et l’attitude du candidat. »

Hans Dewit, directeur FCBO

Ne plus démarrer de zéro

« Les candidats-chauffeurs ayant suivi une leçon dans le simulateur de conduite ne démarrent plus de zéro dans leur formation pratique », indique l'instructeur Danny De Wilde, en charge de la formation « SimBasic » pour le compte du VDAB. « Dans le simulateur, les candidats apprennent les bases : gérer la longueur et l’avant du véhicule ainsi que son déport, localiser le pivot sur le deuxième essieu et utiliser les rétroviseurs ».

« La récente mise à jour permet de circuler à bord d'un bus ou d'un autocar diesel, mais aussi d'un bus électrique. Nous avons également remplacé le tableau de bord classique à cadrans par un exemplaire numérique, dont l'affichage peut être adapté. Dans le cas d'un bus électrique, l'écran peut par exemple afficher la récupération d'énergie et la capacité disponible de la batterie. Pour une expérience de conduite simulée la plus réaliste possible, on entend en fond le vrombissement du moteur diesel ou le bruit des pneus et le sifflement du vent tels qu'on les perçoit dans un bus électrique. »

450 exercices sur une vingtaine de types de véhicules

Ces simulateurs de conduite haut de gamme ont été développés à l’époque par l’entreprise finlandaise STC. Ils ont été totalement intégrés dans une cabine d'autocar montée sur une plateforme pneumatique mobile réagissant parfaitement aux manœuvres effectuées.

Pour que les simulateurs de conduite restent à jour, une vingtaine de types de véhicules différents ont été intégrés dans le logiciel sous-jacent, du minibus au bus articulé, le dispositif permettant par ailleurs de proposer 450 exercices différents. « Nous pouvons y inclure diverses situations critiques, comme une simulation de problème technique, la présence inattendue d’un animal sur la route, un piéton qui traverse subitement ou encore un refus de priorité » indique Danny De Wilde. Grâce à la possibilité de revisionnage de la vidéo, l'instructeur peut également examiner ultérieurement la situation spécifique avec le candidat-chauffeur.

Reproduire la réalité quotidienne

« Le logiciel permet d’ajouter aisément de nouvelles situations inattendues de conduite ou de circulation. Par ailleurs, les conditions météo peuvent elles aussi être adaptées, offrant par exemple la possibilité de simuler un vent latéral violent contraignant le chauffeur à agripper plus fermement son volant. Depuis l'écran de contrôle, l'instructeur peut suivre le candidat-chauffeur et voir s’il adopte la bonne position assise. Nous avons également installé un système de navigation indiquant l'itinéraire sur le tableau de bord et non plus sur l'écran central. Par ailleurs, un dispositif audio a été installé pour communiquer avec le dispatching », résume Danny De Wilde.

« Qu'il puisse y faire des erreurs ce qui, sur la route, n’est pas possible. »

Danny De Wilde

« À l’avenir, nous prévoyons encore plusieurs adaptations du logiciel. En réalité, nous avons à cœur de permettre au candidat-chauffeur de circuler de la manière la plus sécurisée possible dans cet environnement virtuel. Qu'il puisse y foncer contre un poteau ou faire des erreurs ce qui, sur la route, dans la réalité quotidienne de la circulation, n’est pas possible. »

Partagez cet article avec vos collègues

ÉGALEMENT DANS CE NUMÉRO

Fermontours : une histoire de famille

Troisième génération chez Autocars 'VDK' Flotte électrique : 10 conseils pour les PME Conduite diesel et électrique avec un Simbus Nouvelles visites de brasseries en Belgique

Impressions de conduite : Isuzu Grand Toro XL 12 idées pour votre voyage en autocar Visiter Lourdes autrement Un nouveal autocar promotionnel

Notre secteur dans la presse Votre info

CAR & BUS E-ZINE

Un magazine en ligne sur le transport collectif de personnes et le tourisme en groupe par la route

Une nouvelle ou de la publicité ? Contactez-nous via magazine@fbaa.be