
Keolis ouvre son premier dépôt électrique à Nivelles
BUSWORLD
Une double borne de recharge a déjà été installée au dépôt de Nivelles, mais des chemins de câbles et les infrastructures associées ont déjà été prévus pour permettre, dans un premier temps, de recharger jusqu'à 12 bus électriques.
En vue de nouveaux contrats pour LeTEC, Keolis a ouvert à Nivelles le premier dépôt wallon destiné à accueillir des bus électriques. L'ancien site de Cardona&Deltenre a été transformé en un site où 38 bus électriques pourront être rechargés dans un premier temps.
« Bien que LeTEC n’oblige pas encore ses sous-traitants en Wallonie à utiliser des bus électriques, nous souhaitons y préparer progressivement nos dépôts », indique Philippe Docx, PDG de Keolis. « En 2024, nous avons posé les premiers jalons de la transition énergétique avec Keolis Belgique grâce à l'installation d'une cabine haute tension dans le dépôt de Neder-over-Heembeek, où nous disposons de 26 chargeurs rapides de 150 kW. Répartis sur différents dépôts en Flandre, nous comptons désormais 78 chargeurs rapides et 17 stations mobiles pour recharger les bus électriques circulant pour De Lijn .»
« Nous avons profité de la modernisation du dépôt de Cardona&Deltenre, datant de 1968, pour préparer le site à la transition énergétique. « D'ici partent d'ailleurs déjà quatre autocars électriques qui desservent l’ l'École européenne (https://www.keolis.be/fr/actualites/lapeee-services-de-lecole-europeenne-de-bxl-1-une-collaboration-fluide-avec-keolis) , mais, en fonction des futurs contrats, des bus de ligne électriques pourront également partir d'ici. »
Préparer un dépôt à la transition énergétique : un défi majeur
« Il ne faut pas sous-estimer cette transition vers les bus électriques », poursuit Philippe Docx. « Heureusement, nous avons déjà acquis de l’expérience en la matière en Flandre et à Bruxelles, et nous pouvons également nous appuyer sur l’expérience internationale de Keolis. Il ne s’agit pas seulement d’acheter des bus électriques, car il faut également mettre en place l’infrastructure nécessaire. Comme cela est pratiquement impossible dans d’anciens bâtiments, nous avons construit un nouveau dépôt doté d’un atelier. »
« Il faut notamment tenir compte de nombreuses nouvelles réglementations en matière d'ergonomie et de sécurité des travailleurs. Les techniciens doivent d'ailleurs suivre des formations spécifiques, certifiées officiellement, pour être autorisés à intervenir sur des bus électriques. Il faut également respecter diverses consignes de sécurité au niveau des infrastructures de l'atelier. En outre, les bus électriques sont nettement plus lourds que les bus diesel et les installations, l'atelier et le site doivent être adaptés en conséquence. »

Le nouveau site de Keolis à Nivelles offre un environnement de travail clair et bien organisé.
Demander les permis et se concerter avec les pompiers
Philippe Docx confirme que la préparation du dossier de rénovation a pris plus de deux ans et demi. « Il s’agit notamment de la demande de permis, qui a été effectuée en étroite concertation avec la municipalité. »
« Bien que le risque d’incendie lié aux bus électriques à batterie soit limité, nous avons prévu, à l’arrière du site, une zone de quarantaine où un bus électrique présentant un risque d’incendie potentiellement élevé peut être garé en toute sécurité, séparé des autres véhicules. Nous avons également installé, en concertation avec les pompiers, deux bornes d'incendie supplémentaires sur le site afin de disposer d'une quantité suffisante d'eau d'extinction à proximité immédiate. De plus, un réservoir d'eau souterrain a été construit pour recueillir les eaux de pluie.

Lors de la mise en service du site rénové de Nivelles, Jean-Michel Soors, PDG de LeTEC, a reçu des informations détaillées sur les ambitions de Keolis en matière de transition énergétique.
Contacter le gestionnaire de réseau bien à l’avance
« Nous avons contacté le gestionnaire de réseau Ores il y a deux ans pour vérifier si le réseau électrique permettait d’installer sur le site la cabine haute tension nécessaire. Ici, à Nivelles, cela a été possible et à l’avenir, une deuxième cabine pourrait éventuellement y être installée. Sur d'autres sites moins peuplés, dans les Ardennes, des problèmes se posent. Dans la mesure du possible, nous avons par exemple déjà réservé de la capacité électrique en vue de futures exploitations de bus électriques. »
« Sur le site de Nivelles, seuls deux points de recharge sont actuellement disponibles, mais des chemins de câbles et les infrastructures associées ont déjà été mises en place sous terre afin de permettre l'installation d'une cabine haute tension qui permettra, dans un premier temps, de recharger 12 bus. À terme, une extension à 38 points de recharge est possible et, avec des investissements supplémentaires, ce nombre pourra encore être augmenté », a ajouté Philippe Docx.
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