
Réception de Printemps de la FBAA
Les bus autonomes ne relèvent plus de la science-fiction, mais leur sécurité reste à démontrer
SECTEUR
Les projets consacrés aux véhicules autonomes ne relèvent plus de la science-fiction. Cependant, de nombreuses questions relatives à la sécurité restent sans réponse et, à l'heure actuelle, rien ne permet d’affirmer que ces robotaxis ou ces navettes sont effectivement plus sûrs qu'un véhicule conduit par un humain.
Selon Tim De Ceunynck (Uhasselt), les projets pilotes consacrés au transport autonome sont très innovants, ils doivent être menés, mais la situation financière des entreprises de transport est tout sauf rose actuellement. « Dans cette optique, le projet de Louvainest intéressant car le budget a été réuni à l’aide de plusieurs partenaires. C’est l’un des projets les plus novateurs d’Europe. La barre est placée très haut. Il s’agit d'un trajet complexe sur lequel la navette croise beaucoup de cyclistes et de piétons, des voitures garées en double file et des carrefours à angles morts. Le projet démontre que la technologie est mûre et qu'elle peut être perfectionnée. »

« Les rapports d'accidents du robotaxi Waymo sont prometteurs, mais il est encore trop tôt pour conclure que les véhicules autonomes sont déjà plus sûrs actuellement que les conducteurs humains. »
Tim De Ceunynck (UHasselt)
Un seul décès sur les routes par 200 millions de kilomètres parcourus
Une question qui revient souvent est de savoir dans quelle mesure les véhicules autonomes sont sûrs aujourd'hui et devraient l'être. Nous n'avons pas la réponse à cette question, car nous ne disposons pas de données suffisantes. Tous les prestataires ne communiquent pas de manière transparente à ce sujet. « Les rapports d’accidents du robotaxi Waymo sont prometteurs, mais il est encore trop tôt pour conclure que les véhicules autonomes sont déjà plus sûrs actuellement que les conducteurs humains. Les données disponibles sont tout simplement insuffisantes car seulement 200 millions de kilomètres ont été parcourus. D’un point de vue statistique, c'est la distance sur laquelle on s'attend à compter un accident mortel. Pour avoir un bon aperçu, davantage de projets intégrés sur la voie publique sont nécessaires. Nous devons oser ouvrir le débat de société sur le transport autonome et prendre conscience que les gens sont moins tolérants envers les erreurs commises par les machines qu'envers celles commises par les humains », ajoute Tim De Ceunynck.
Partenariat avec des entreprises technologiques
« Même si la technologie est déjà disponible, en tant qu'entrepreneur, on n’achète pas simplement un bus », poursuit Tim De Ceunynck. « Il faut conclure un partenariat avec des entreprises technologiques. De plus, il faut choisir un type de véhicule spécifique. Allez-vous opter pour des robotaxis avant ou sans volant ? Votre choix se portera-t-il sur des bus Adastec plus robustes (comme ceux présentés par Karsan), avec un volant, que vous pourrez éventuellement utiliser plus tard comme un bus classique, non autonome, avec un chauffeur ? »
Il reste par ailleurs de nombreuses questions sans réponse concernant la durée de vie et les délais de livraison des véhicules, ainsi que la garantie et le service après-vente.
Partagez cet article avec vos collègues
ÉGALEMENT DANS CE NUMÉRO
Réception de Printemps : résumé
Travel-Autos : découvrir la Wallonie en car
Panel d'experts : panneaux de signalisation et tonnage
Arne Vandereyt : nouveau CEO de Jacobs Autocars
Vacances d'hiver dans le Hochsauerland
Mandel Car est prêt pour l'avenir
Impression de conduite : IVECO Crossway ELEC
Panel d'experts : à partir de quand un autocar est-il trop lourd ?
CAR & BUS E-ZINE
Un magazine en ligne sur le transport collectif de personnes et le tourisme en groupe par la route
Une nouvelle ou de la publicité ? Contactez-nous via magazine@fbaa.be
