« Oui, j’ai de l’ambition pour mes chevaux"

La passion de l'entrepreneuse Katty Van Welde : élever des chevaux de concours

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Dans notre secteur, des entrepreneurs ont, à côté de leur métier, aussi d'autres activités qu'ils exercent avec passion. Dans notre e-zine, on s'y intéresse de plus près avec la nouvelle série "Animé par la passion". Découvrez notre premier portrait.

Katty Van Welde est la troisième génération à la tête des Autocars Van Aerschot à Schoonderbuken dans l’entité de Scherpenheuvel. Avant et après les heures de travail dans l’exploitation d’autobus familiale, Katty passe des heures dans son haras Stal Aegroschot.

Trois heures par jour auprès des chevaux

« Je dirige les Autocars Van Aerschot avec mon époux, Peter, et notre fille, Merel. Mes parents, Sonia et André, sont encore très actifs dans l’entreprise. L’élevage de chevaux est un hobby commun dans la famille. Les écuries se trouvent à l’arrière de notre exploitation. Nous pouvons donc nous répartir le travail. Je m’occupe généralement des tâches matinales. Je donne à manger aux chevaux, je les lâche éventuellement dans la prairie, je nettoie les paddocks et je prépare le repas de midi. Ensuite, je vais travailler. Le soir, je fais les exercices au sol avec les chevaux de dressage. Au total, je consacre trois heures par jour aux chevaux. Le week-end, nous nous rendons à des concours. Dans ce monde, il est important de se constituer un réseau. »

Parfait équilibre

« Je ne monte plus à cheval. Faire de l’équitation implique d’avoir un objectif et de participer à des courses. Cela requiert du temps que je n’ai pas. Toutefois, je retire une grande satisfaction du travail au sol avec les animaux. C’est une autre façon de communiquer avec les chevaux. J’ai besoin de travail physique, de passer du temps à l’extérieur, de bouger. J’ai trouvé le parfait équilibre. Je savoure ces moments. Dans l’entreprise, je m’occupe essentiellement du travail de bureau. On traverse parfois des périodes plus chargées. Les poulains naissent entre avril et juin. Ces naissances coïncident avec un pic d’activité dans les exploitations d’autocars. Il m’arrive de ne pas beaucoup profiter de mon lit certaines nuits. Cela fait partie du jeu. »

En quête perpétuelle d’amélioration

« Au départ, nous élevions des chevaux de race Oldenbourg. Il s’agit de chevaux de dressage avec une très bonne attitude et qui aiment travailler. Merel faisant du saut d'obstacles, nous nous sommes ensuite lancés dans les chevaux de sang belges. On recherche constamment des améliorations pour élever un bon cheval de sport. On identifie les points faibles et on sélectionne un étalon capable de les améliorer. Je ne parle pas seulement de qualités physiques, mais aussi mentales. A l’instar d'un athlète de haut niveau, un cheval doit pouvoir garder la tête froide ».

« C’est peut-être mon côté entrepreneur »

« Nous vendons nos chevaux à des cavaliers amateurs et professionnels. Le succès est de plus en plus au rendez-vous. Je veux voir nos chevaux se hisser à un niveau toujours plus élevé. C’est peut-être mon côté entrepreneur qui parle. Je ne fais jamais les choses à moitié. Je veux aller de l’avant. Notre rêve ultime est d’élever des chevaux de sport rencontrant un succès international. Et si nous avions la chance d’élever un étalon agréé, ce serait la cerise sur le gâteau. Quand vous avez un tel cheval dans votre écurie, les autres éleveurs viennent à vous. En tout cas, nous avons une bonne base pour atteindre un jour ce niveau. »

La genèse

« Enfant, je faisais du dressage. L’équitation a disparu de ma vie lorsque j’ai commencé mes études. L’envie m’est revenue bien des années plus tard, quand notre fille Merel a exprimé le souhait d’avoir un cheval. Je ne voulais plus monter à cheval, mais bien en élever. Mon mari Peter et moi avons suivi des cours du soir pendant deux ans. Nous avons acheté notre première jument en 2009. C’est alors qu’a commencé le long périple en quête d’une lignée produisant de bons chevaux de sport. Ainsi le virus équestre a-t-il fait son retour dans notre vie ! »