De Polder émet zéro émission dans Anvers

Au printemps 2021, De Polder, une filiale de Hansea, a mis en service le premier Lion's City-E de MAN. Depuis, ce bus électrique assure des trajets pour De Lijn à Anvers et en Campine. « Nous surveillons en permanence les trajets et discutons avec les ingénieurs des améliorations à apporter aux bus », explique Patrick Bral, directeur général de De Polder.

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Le MAN Lion's City-E de De Polder est le premier bus zéro émission à rouler en Belgique. « Nous travaillons avec MAN depuis longtemps. C'est pourquoi nous avons été rapidement prêts à collaborer dans le cadre de ce projet pilote. Tant MAN que De Polder peuvent acquérir beaucoup d'expérience à travers ce projet », explique Patrick Bral (à gauche sur la photo). Au départ, le bus ne circulait que sur la ligne 36, entre la place Roosevelt et la Rive gauche d'Anvers (Linkeroever). Très vite, il est apparu que l'autonomie et la fiabilité de la batterie étaient supérieures à ce que l'on pensait. Le bus a ainsi parcouru jusqu'à 250 kilomètres dans le nord d'Anvers sans se recharger. « Nous avons testé son autonomie dans différentes conditions. Les résultats sont plus que satisfaisants. On peut affirmer que ce bus peut certainement atteindre une autonomie de 300 kilomètres. »

Le plus grand défi : l’infrastructure

Grâce à ce partenariat, le bus peut être optimisé en continu. Patrick Bral donne un exemple : « Les batteries sont sur le toit. Cela crée de l'espace supplémentaire dans le bus, mais cela a aussi un effet sur la tenue de route, avec parfois un effet de balancement. Les ingénieurs ont résolu ce problème notamment en ajustant la suspension. Les expériences des passagers sont positives. Au début, nous avons laissé le bus rouler incognito. Nous avons ensuite demandé aux passagers de nous faire part de leurs réactions. Peu de passagers se sont rendu compte qu'ils roulaient à l'électricité, et ils ont trouvé l'expérience très agréable. »

Pour De Polder, ce bus test est un grand pas en avant vers un avenir qui ne peut être reporté. « Le plus grand défi sera d’adapter l'infrastructure. Faire fonctionner un bus électrique n'est pas un problème. Deux non plus. Mais pour soixante autobus, il faut transformer toute l'infrastructure, mettre en place une nouvelle planification et élaborer une stratégie pour l'approvisionnement en énergie. C'est un travail énorme. Nous y travaillons dur. Parce que l'avenir sans émission arrivera plus tôt que nous ne le pensons parfois », conclut Patrick Bral.

Filip Cornelis est chauffeur chez De Polder et membre de l’équipe test.

« Pour un tel avenir, je signe à deux mains »

« Je n'avais aucune expérience de conduite d'un bus électrique. C'est pourquoi nous avons effectué les premiers trajets avec un ingénieur de MAN. Il nous a enseigné quelques principes de base. En général, le bus fonctionne comme un bus diesel. Un avantage majeur pour le conducteur et les passagers est que le bus accélère et freine avec moins de secousses. Cela confère une expérience de conduite plus agréable. Le bus est aussi plus silencieux, sauf lorsqu'il est à l'arrêt. Surtout par temps chaud, on peut entendre le système de refroidissement sur le toit. Le véhicule est également équipé de toutes les options d'une voiture de luxe, comme la climatisation et des points de charge USB. Pour un avenir comme ça, je signe à deux mains. »

Une accélération lente

« Le bus accélère un peu plus lentement. Pour moi, la puissance du bus pourrait être augmentée. Mais cela nécessite une énergie et une capacité de batterie supplémentaires. Ce type de batterie est plus lourd et plus coûteux, ce qui réduit l'autonomie. En raison de cette lenteur d'accélération, les conducteurs doivent adopter une conduite plus proactive et défensive, par exemple lorsqu'ils traversent des carrefours ou doivent s’insérer dans une bande de circulation. Il faut bien regarder au loin. Le bus est toutefois équipé de systèmes de sécurité active, qui aident le conducteur dans de telles situations. »