Comment Keolis voit l'avenir ?

Regard du CEO Stefan De Prycker sur l'avenir

Marc Renouprez, directeur régional Benelux chez Keolis (à gauche) et Stefan De Prycker, CEO Keolis Belgique (à droite).

Partagez cet article avec vos collègues

Keolis fête ses 25 ans de présence en Belgique. Dans le cadre de ‘Keolis Way’, le nouveau programme de transformation de Keolis à travers le monde, Stefan De Prycker, CEO de Keolis Belgique, expose la vision de la société pour l’avenir, fondée sur quatre piliers : le personnel, les passagers, les partenaires et la planète.

Les chauffeurs : un point d’attention

La pénurie de chauffeurs est un problème général dans le secteur, admet Stefan De Prycker. « Nous voulons attirer de nouvelles personnes en mettant notamment l’accent sur un environnement de travail sûr, les opportunités de carrière et de formation. Outre la collaboration avec les partenaires existants, nous formons nous-mêmes nos collaborateurs sur différents sites au sein de la ‘Keolis Driver Academy’. Grâce à elle, nous créons une capacité de formation supplémentaire, mais nous ne parvenons malheureusement pas encore tout à fait à répondre à la forte demande ».

Pour les passagers, Keolis mise sur une bonne expérience du transport collectif. Différents éléments peuvent y contribuer, au premier rang desquels figurent la ponctualité des services et le professionnalisme du chauffeur.

C’est le vécu des clients qui prime

« Sur le plan international, nous avons une expérience relativement importante du transport régulier, du transport régulier spécialisé et du transport occasionnel, dans lesquels le vécu des clients prime également. La ‘seemless customer experience’ numérique gagne en importance dans ce domaine. Songez aux plates-formes de réservation en ligne pour les concerts, aux événements, aux applications MaaS, aux excursions ou citytrips. Les clients cherchent des manières de pouvoir réserver facilement et rapidement. En raison de la crise du coronavirus, nous avons moins mis de telles applications en exergue, parce que la demande de tourisme était insuffisante. La numérisation avait cependant déjà été entamée avant la crise du coronavirus. Quoi qu’il arrive, nous allons poursuivre l’amélioration de l’expérience en ligne de nos clients ».

« Le transport à la demande – qui est actuellement fort mis en avant en Flandre et en Wallonie, forme une grande opportunité, même si nous ignorons comment les autorités organisatrices du transport vont le mettre en œuvre. Les premiers et derniers kilomètres sont la clé pour attirer plus de gens dans les transports publics. Sur le plan international, nous avons de l’expérience en matière de TOD (‘transport on demand’), de vélos et de voitures partagés, éventuellement en partenariat avec des tiers. Nous pourrions jouer la carte de ce transport à la demande, parce qu’il fait partie d’une solution globale pour notre mobilité. Bien entendu, les directives des pouvoirs publics doivent être suffisamment concrètes ».

Un partage de compétences avec les partenaires

« En comparaison des pays étrangers comme les Pays-Bas ou la France, le rôle de Keolis en tant que partenaire de transport est différent en Belgique. Dans notre pays, nous exploitons des lignes pour De Lijn ou Le Tec. Ailleurs, des concessions sont attribuées et Keolis organise le transport public dans toute une région. Nous mettons les trajets au point et établissons tout le ‘customer journey’. Cela procure à Keolis une belle compétence, que nous souhaitons partager avec De Lijn ou Le Tec pour améliorer notre produit. Cela renforce notre relation avec les sociétés de transport public et améliore au bout du compte l’expérience du client », affirme Stefan De Prycker.

Stefan De Prycker, CEO Keolis Belgique

La transition énergétique comme principal défi

Pour Stefan De Prycker, la transition énergétique est le principal et le plus imminent des défis. « La question va largement au-delà du simple changement de système de traction. Nous devons travailler d’une manière complètement différente. Nos dépôts doivent s’organiser différemment et se spécialiser dans une certaine forme d’énergie, comme le diesel, l'électricité ou le CNG. De toute manière, nous continuerons à offrir la maintenance localement, près de nos clients. Mais songez aussi à des questions pratiques comme la recharge des bus scolaires qui ne sont pas au dépôt durant la nuit. Le bus ira-t-il à la source d’énergie ou l’inverse ? Chez Keolis, nous possédons déjà de l’expérience avec un millier de bus électriques, mais nous nous y connaissons également en piles à combustible à hydrogène, en CNG et en technologie hybride. Dans certains dépôts, nous faisons le plein de CNG, et ailleurs, nous collaborons avec des partenaires pour faire le plein d’hydrogène », conclut-il.

Ce bus scolaire, construit en 1984, appartenant à la filiale Cardona. Conduit par un mécanicien pour faire sa tournée scolaire, ce bus a été en service jusqu'en 2011 ! Merci à Patrimoine Bus & Car - Casteau.

Marc Renouprez, directeur régional Benelux chez Keolis (à gauche) et Stefan De Prycker, CEO Keolis Belgique (à droite).

Lire plus sur l'histoire de Keolis :