NON À LA DISCRIMINATION DANS LE SECTEUR

Signez, vous aussi, la nouvelle charte !

Grâce à la nouvelle charte anti-discrimination, le secteur souhaite lutter contre l’exclusion et le traitement inégal sur la base de caractéristiques personnelles. Jan Geys, gérant de la société limbourgeoise VBM, est sur le point de signer cette charte. Et vous, c’est pour quand ?

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Lutter contre l’inégalité des chances sur le marché du travail

De nombreuses études montrent qu'il existe encore de nombreux cas de discrimination sur le marché du travail. Les étrangers, les femmes, les personnes âgées et les personnes handicapées reçoivent notamment moins d’opportunités. Les chiffres et les statistiques ne sont cependant pas les seuls à démontrer cette discrimination. Nous en avons été les témoins lors du récent évènement de lancement du manuel intersectoriel du code de non-discrimination. Les sketches de la vie quotidienne, joués par des acteurs de la troupe de théâtre d’entreprise Klein Barnum, étaient assez saisissants et ont clairement montré aux représentants des exploitants d’autobus et d’autocars présents qu’il fallait s'investir davantage contre la discrimination.

Jan Geys, gérant de VBM à Lommel:
« Les sketches m'ont fait prendre conscience de la rapidité avec laquelle nous jugeons une personne sur son apparence physique...
et ce n’est pas toujours lié à sa couleur de peau. »

Votre entreprise recevra les outils suivants :


  • une charte personnalisée à afficher dans un endroit visible
  • de quoi montrer sur les réseaux sociaux
  • un manuel intersectoriel

« Les évènements sur la non-discrimination m’ont aidé »

L’intérêt de Jan Geys pour le thème de la non-discrimination découle plutôt d'une expérience négative. « Un de nos chauffeurs d'origine étrangère a été promu au poste de représentant syndical », explique Jan Geys. « Il a commencé à nous reprocher de le discriminer. Sa religion a joué un rôle crucial à cet égard. J’ai essayé de parler avec lui, mais en tant qu’employeur, je ne savais pas ce qui était possible ou non pour un musulman pratiquant. Les formations et évènements sur la non-discrimination m’ont aidé. » Entre-temps, la situation tendue chez VBM s’est totalement apaisée.


Jan Geys cite également des histoires positives sur les travailleurs d’origine étrangère : « Nous avons récemment engagé trois nouveaux travailleurs du Suriname. Le premier que j’ai engagé est un vrai « rastaman ». Pendant son recrutement, il présentait l’atout de maîtriser le néerlandais. C’est ce que j’ai tout de suite remarqué. Il n’est pas toujours ponctuel, mais il répond toujours oui à des demandes de travail supplémentaire. » La charte vise à faire souffler un nouveau vent au sein des entreprises et à renforcer le lien entre employé et employeur.

Femmes et personnes âgées au top

« Environ un cinquième des membres de notre personnel sont des femmes », indique Jan Geys. « Une conductrice de 25 ans a récemment été engagée. Elle a suivi le projet de formation Iuvenis. Et elle est géniale. » Jan Geys est également satisfait des candidats du VDAB : « Les candidats qui ont suivi leur trajet de formation sont très motivés pour travailler comme chauffeurs. »


Jan Geys remarque également ces dernières années que des demandeurs d’emploi âgés se recyclent souvent pour devenir chauffeurs. Et ils reçoivent une vraie chance : « Être sans emploi ne signifie pas que l’on n’a aucune volonté ni aucune capacité. Ce sont souvent les cinquantenaires qui perdent leur travail en raison des circonstances. Ils désirent trouver un emploi qui ne les enferme pas entre les quatre murs d’un bureau ou d'une usine et choisissent une reconversion pour devenir chauffeur. Ils se retrouvent alors dans un environnement de travail vraiment différent. » VBM connaît de plus en plus de diversité grâce à l’approche anti-discrimination.

Nouvelle charte et nouvel outil

« La première charte anti-discrimination de notre secteur remonte à 2003 », précise Elisabeth Salaets du Fonds social. « Mais si vous relisez ce code aujourd'hui, vous remarquerez qu’il vise vraiment un groupe-cible spécifique : les étrangers. Entre-temps, la société a changé et plusieurs groupes sont victimes de discrimination. Il faut donc actualiser la charte existante. »


La charte ne vise pas uniquement les nouveaux ou futurs travailleurs. Les entreprises qui signent la charte s’engagent également à faire en sorte que les membres de leur personnel se respectent mutuellement au travail. Elles sont même invitées à s’interposer lorsque des clients expriment des souhaits discriminatoires. Dans ce cadre, il est tout aussi important que les entreprises considèrent la non-discrimination comme une chance de contribuer à un environnement de travail positif, ce qui est incontestablement un atout dans le marché du travail actuellement tendu.