Nouvel atelier pour les Voyages Degrève à Ath

Un investissement logistique, écologique et ergonomique

En pleine crise du Coronavirus, les Voyages Degrève à Ath ont inauguré, en avril, un nouvel atelier mécanique doté également d'une unité de carrosserie. Un investissement que Yannik Balcaen, propriétaire de la compagnie forte d'une flotte de 90 véhicules, ne regrette pas un seul instant malgré la baisse actuelle de son activité.

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Les ponts élévateurs, la garantie d'un travail dans une position confortable pour les mécaniciens.

700m² mûrement réfléchis

Yannik Balcaen de Voyages Degrève n'est pas peu fier de nous faire visiter son nouveau bijou. « Notre ancien atelier était devenu vraiment obsolète », nous explique-t-il d'entrée de jeu. « Lors de la conception de ce nouvel atelier, nous avons tout mûrement réfléchi. Nous voulions un outil de travail moderne, confortable et écologique.

Les murs et la toiture sont parfaitement isolés, l'éclairage naturel à profusion est complété par des systèmes LED à détecteur de présence. Le chauffage au gaz de ville dispose aussi de capteurs intelligents afin de se couper si une porte reste trop longtemps ouverte. Nous y avons intégré 3 citernes d'eau de 25.000 litres, notamment pour le nettoyage des véhicules. Enfin, la toiture est pré-équipée pour pouvoir accueillir des panneaux solaires. »

La façade latérale de l'atelier abrite un quai de chargement spacieux et couvert pour le confort des passagers.

Un outil de travail de qualité

S'élevant sur une hauteur de plus de 6 mètres, ce nouvel atelier constitue le cadre de travail de trois mécaniciens. Yannik Balcaen : « L'un des principaux objectifs de cet investissement consistait à offrir un outil de travail de qualité à nos mécaniciens. C'est pourquoi nous avons opté pour l'installation de deux ponts élévateurs en lieu et place des traditionnelles fosses. De ce fait, chaque ouvrier a la possibilité de placer les véhicules, même les doubles étages, à la hauteur adaptée à sa taille. De plus, ils ne doivent plus descendre dans une fosse avec de lourdes pièces ou travailler dans des conditions de luminosité difficile. Nous investissons énormément dans notre personnel en leur offrant des formations. Ce cadre de travail agréable a donc également pour but de les fidéliser », poursuit-il.

Réparateur agréé

Outre ces aspects ergonomiques pour le personnel, l'atelier est gage de gains logistiques. « Ce nouvel atelier nous évite de dépendre des plannings des ateliers des constructeurs, » embraye Yannik. « De la sorte, nous ne devons plus perdre parfois deux journées de travail d'un véhicule pour une réparation minime. Même sous garantie. Nous sommes en effet agréés Van Hool et prochainement Mercedes. Les constructeurs ayant la volonté de sous-traiter de plus en plus les réparations, ils nous rémunèrent même pour les réparations sous garantie que nous prenons en charge à leur place.

Toutefois, nous ne nourrissons nullement l'ambition de devenir un point de service. Tout au plus, nous dépannerons un collègue en panne dans la région. Cet outil est avant tout à usage interne. Il nous permet de planifier la maintenance de nos véhicules en fonction de leur planning de roulage, ce qui constitue un gain indéniable. Et last but not least, il nous fait également gagner des points dans les réponses aux appels d'offres. »

Yannik Balcaen est fier de son nouvel atelier, gage d'autonomie pour ne plus dépendre des plannings des ateliers des constructeurs.