RETOUR SUR LA RÉCEPTION DE PRINTEMPS

Les perspectives initiales pour la mobilité en Wallonie et en Flandre en 2020

Discussions avec des mandataires politiques à la veille de la crise COVID-19

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Juste avant l’arrivée de la crise de la COVID-19 en mars se tenait la Réception de Printemps de la FBAA. Nous revenons brièvement sur les prévisions formulées par la ministre flamande de la Mobilité, Lydia Peeters, et Jérome Wibrin, au nom du ministre wallon de la Mobilité Philippe Henry. Les deux politiciens y réaffirmaient leur confiance dans les entreprises de bus privées.

Quelques extraits des discussions datant de début mars :

Comment la Wallonie envisage-t-elle la collaboration avec le secteur privé ?

Les exploitants d'autobus privés représentent une part majeure dans le transport d'élèves et 29 % dans le transport régulier. Cette part peut augmenter, a estimé le ministre Philippe Henry. En concertation avec le gouvernement wallon, l’Opérateur du Transport de Wallonie (OTW) mise sur une forte augmentation de l’offre de transport.

« Nous voulons voir circuler plus de bus sur les routes et appelons à un service régulier entre 6h et 20h. Un nouveau projet, appelé Wallonie Easy Line, a été mis sur pied, donnant lieu à l'élaboration d'un réseau de services d'autobus Inter City fréquents. Le secteur privé devient un partenaire important dans la mise en place de ce réseau », soulignait Jérome Wibrin. Par ailleurs, la Wallonie investit dans l’aménagement de bandes de bus, elle œuvre à un abaissement des tarifs pour certains groupes-cibles spécifiques et se penche également sur des initiatives permettant de désigner le TEC opérateur interne pour la Wallonie.

Comment la Flandre envisage-t-elle la collaboration avec le secteur privé ?

« La mise en œuvre du décret relatif à l’accessibilité de base, portant notamment sur le transport sur mesure, ménage plus d'espace pour les exploitants d'autobus privés et les autres activités de transport », déclarait Lydia Peeters. « Le transport à la demande, le transport sur mesure et le transport scolaire ne font plus partie du portefeuille de De Lijn. Si l’on enlève encore les kilomètres de trams, cela laisse plus de place aux initiatives privées.

Si De Lijn réussit l’étude de benchmarking et est de nouveau désigné opérateur interne pour la Flandre, ce rapport de 50-50 pourra se maintenir. Toutes les activités ne relevant pas de la réglementation sur le transport régulier peuvent être assurées par des exploitants d'autobus privés. Nul besoin de leur faciliter les choses, tout est déjà possible ! », a poursuivi la ministre flamande.

Écologisation de la flotte d’autobus

Écologisation de la flotte de bus en Wallonie

La mobilité durable et l'écologisation de la flotte d'autobus constituent des points d'attention en Wallonie et en Flandre. La Wallonie entend devenir climatiquement neutre d’ici 2050. « Notre volonté étant également d'assurer une diminution générale des émissions à concurrence de 50 %, l’OTW renouvelle sa flotte et nous optons pour des bus plus verts. Les contrats avec les entrepreneurs privés ne spécifient pas quels véhicules ils doivent utiliser, mais tiennent compte de leur caractère vert », selon Jérome Wibrin.

Écologisation de la flotte de bus en Flandre

« Actuellement, le secteur privé possède plus de bus verts en Flandre que De Lijn, car nous devons prendre en compte la durée d'amortissement de nos véhicules », a indiqué la ministre Peeters.

« Il n'existe pas de mesures de soutien pour les entrepreneurs privés qui veulent conduire des autobus électriques ou climatiquement neutres, mais ils peuvent toujours souscrire à la commande de De Lijn ».

La Réception de Printemps 2020 a eu lieue grâce à ces partenaires :