Les PME reçoivent un accompagnement pour l'introduction de bus à faibles émissions

Le 4 septembre dernier, 42 entreprises flamandes d’autobus et d’autocars ont participé à une première réunion d’information sur le projet « Introduction de bus à faibles émissions (EAB) dans les entreprises de bus privées ». EAB est un projet de recherche de la Busworld Foundation et de la BAAV, qui rassemble les connaissances sur les nouvelles technologies de propulsion et les met à disposition du secteur.

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Plus personne n’ignore que le verdissement des flottes est inéluctable. Les zones à faibles émissions (Low Emission Zones - LEZ) et bientôt les zones à émissions zéro (Zero Emission Zones - ZEZ) deviendront une réalité pour respecter les accords internationaux sur le climat. Tant les opérateurs qui roulent pour le transport public que les services de transport scolaire seront confrontés à l'obligation d’utiliser des autobus à faibles émissions lors des appels d'offres à venir. Dans les LEZ ou ZEZ, les entreprises d’autocars voudront déposer leurs clients à proximité des attractions touristiques ou des hôtels.

Mais les petites entreprises n’ont pas toujours le temps et les moyens nécessaires pour explorer en profondeur toutes les pistes envisageables. Les acteurs du transport public et les grands groupes internationaux ont bien accès à l’information grâce à de grands projets de recherche comme ZeUS, CUTE, la plate-forme d’innovation flamande ‘Proeftuin voor elektrische voertuigen’ (ndlr : Jardin expérimental des véhicules électriques). Mais comment une petite PME peut-elle donc se lancer dans l’aventure ?

Un instrument bien utile pour le dirigeant de PME

Le projet EAB vise à améliorer les connaissances des petites entreprises de bus dans l'optique d'être en mesure de poser des choix responsables en matière de bus à faibles émissions, d’infrastructures de recharge (électrique) et d’installations de ravitaillement (gaz ou hydrogène). L’objectif n’est pas d’accompagner les entreprises individuellement dans leurs plans d’investissement. Le projet vise toutefois à fournir une feuille de route pratique qui aide le transporteur à passer à une flotte de bus à faibles émissions. De cette manière, les obstacles à l’innovation seront réduits. L’acquisition de connaissances proviendra, entre autres, de réseaux d’apprentissage dans lesquels toutes les parties prenantes sont représentées.

La méthode de travail de ce projet repose sur trois piliers :

  1. Le projet de recherche rassemble et partage la connaissance. Aucun test comparatif de véhicules n’est réalisé. Les systèmes de propulsion et l’infrastructure sont commentés indépendamment des marques. L’apport d’informations provient des exploitants, des constructeurs, des partenaires de connaissances, des pouvoirs publics et des meilleures pratiques.
  2. Un modèle TCO (Total Cost of Ownership) sera développé en collaboration avec The New Drive. Ce modèle pourra intégrer les données propres aux entreprises. Ainsi, les constructeurs/fournisseurs pourront établir le meilleur devis possible et l’exploitant pourra négocier en connaissance de cause.
  3. Un guide pratique aidera l’exploitant à prendre des décisions stratégiques lors de la conversion de sa flotte en bus à faibles émissions, de l’évaluation de l’infrastructure de recharge proposée et de l’énumération des possibilités de subventions.

La réunion du 4 septembre a permis d'expliquer ce projet en détail ainsi qu'évoquer les possibilités de subvention pour les exploitants d’autobus flamands et le modèle de ‘Total Cost of Ownership’.

Dans les prochaines éditions de cet e-zine, nous suivrons les avancées des groupes de travail.

Bus à faibles émissions

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