Mobilinnovation : les bus à hydrogène

Les conclusions du projet EAB

Partagez cet article avec vos collègues

Chaque année, la conférence Mobilinnovation est consacrée aux innovations dans le secteur des transports. Elle est organisée par la Busworld Foundation, la BAAV, la Febetra et POW Flandre occidentale. Cette année, l’hydrogène dans les transports en était le thème central.

0

projets subsidiés par l’Europe

Bart Bierbuyck, du ‘Fuel Call and Hydrogen Joint Undertaking’ (FCH), a dressonné un aperçu des projets européens achevés et en cours sur la production, le transport et l’implémentation de l’hydrogène dans le transport routier. Quelque 285 projets sont actuellement subsidiés par l’Europe. Pour le transport routier spécifiquement, 77 projets reçoivent un subside total de 443 millions d’euros (41,4 % du budget total de l’hydrogène).

De l’hydrogène vert

La production d’hydrogène nécessite beaucoup d’énergie. Cela n’a donc aucun sens de se déplacer en ville dans un bus à hydrogène dont l’hydrogène a été produit à partir de charbon. L’hydrogène produit par électrolyse de l’eau avec de l’électricité provenant d’éoliennes et de panneaux solaires est appelé’ 'hydrogène vert'. En 2050, l’hydrogène vert pourrait représenter 24 % de la consommation totale d’énergie en Europe, ce qui permettrait d’économiser 560 millions de tonnes de CO2, de réduire de 15 % les émissions de particules fines (NOx), de générer 820 milliards d’euros de chiffre d’affaires et d’employer 5,4 millions de personnes.

Accélérer le déploiement de l’hydrogène

Le 8 juillet 2020, le consortium ‘European Clean Hydrogen Alliance’ a vu le jour dans le but d’accélérer le déploiement de l’hydrogène. En raison d’un accroissement de la demande, les prix des bus et de l’hydrogène ont fortement chuté. Dans la mesure où les bus électriques n’offrent pas de solution pour les longues distances, en raison de la durée des temps de recharge et du manque d’infrastructures de recharge en cours de route, les exploitants d’autocars songent désormais ouvertement à l’hydrogène. En 2021, un projet pilote avec des autocars sera même entamé.

0%

des bus belges à l’hydrogène partent à l’exportation

Adwin Martens, de l’asbl WaterstofNet, a présenté l’évolution de la consommation d’hydrogène en Flandre. WaterstofNet conseille les entrepreneurs qui ont des projets concrets en la matière.

Pour les bus, on observe un double paradoxe : nous sommes des pionniers du développement et de la construction de bus à hydrogène, mais 95 % de notre production partent à l’exportation. Les pouvoirs publics doivent envoyer un signal fort pour stimuler notre marché domestique. Les autorités fédérales et régionales, tout comme les entreprises, doivent s’impliquer dans des projets européens à grande échelle, afin que les entreprises puissent exploiter les opportunités d'atteindre le zéro émission.

L’expérience de la société de transport public allemande de Wuppertal

Andreas Meyer, du département bus de la société de transport public ‘Wuppertaler Stadtwerke Mobil GmbH’, a fait part de l’expérience de sa société en matière d’hydrogène. Comme de nombreuses communes allemandes, Wuppertal est à la fois un fournisseur d'énergie et un prestataire de services de transport. La production d’énergie à base de lignite a été arrêtée et les émissions de CO2 ont dû être drastiquement réduites grâce au recours aux énergies renouvelables, à des véhicules plus propres et à un passage à la mobilité électrique.

Le projet dédié à l’hydrogène a débuté en 2015. Contrairement à la recharge des bus électriques, le plein d’un bus à hydrogène est aussi rapide que celui d’un bus diesel. Wuppertal voulait un ‘total cost of ownership’ (TCO) après subsides comparable à celui d’un bus diesel et payer des prix conformes au marché aux autres entreprises communales pour l’électricité verte achetée.

Actuellement, les bus à hydrogène coûtent encore plus cher au kilomètre parcouru que les bus diesel. Andreas Meyer s’attend cependant à une forte baisse du prix en raison d'économies d’échelle.

Projet wallon… postposé

En Wallonie un projet d’hydrogène à l’aéroport de Liège et un projet Carolo « Waste to Wheels », où Engie aurait produit de l’hydrogène à l’aide de courant issu du traitement de la collecte d’ordures ménagères, ont vu le jour. Pour cause de manque de fonds, la Région a dû postposer ce dernier projet pour une durée indéterminée.

Bus à faibles émissions

Un projet de

Avec le soutien de