DE LIJN : moins de voyageurs et de recettes en 2020

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En raison de la pandémie de la Covid-19, De Lijn a enregistré, l’an dernier, une baisse de revenus de 67 millions. Il faut dire que près de 60 % des trajets n’ont pas été effectués. Entretemps, les mesures Corona ont nécessité de renforcer les lignes de transport. 105 exploitants d’autobus mobilisent en effet 424 autocars pour assurer 850 trajets de renfort par jour dans le plus grand respect des normes de distanciation sociale.

Moins de passagers en 2020

Début mars 2020, juste avant que la pandémie ne frappe notre pays, De Lijn transportait environ 900 000 voyageurs par jour. Durant le premier confinement, ce chiffre est retombé à 100 000. Il est ensuite remonté à 400 000 environ à partir de septembre, avec la rentrée de classes. La deuxième vague a entraîné une nouvelle baisse du nombre de voyageurs, soit environ 350 000.

La baisse sensible du nombre de voyageurs s’explique par le fait que près de 60 % des trajets n’ont pas été effectués. La vente journalière de tickets a accusé un net recul. 20 % des abonnements n’ont pas été prolongés. Le nombre de nouveaux abonnements a baissé de 40 %, peut-être car leur vente coïncidait avec le début de la la deuxième vague de la Covid-19. Au bout du compte, De Lijn a perdu 67 millions d’euros de recettes en 2020.

Excellente collaboration avec les chauffeurs d’autocars

Afin d’éviter que les trams et les bus ne soient bondés, 424 autocars de 105 entreprises d’autobus et d’autocars, parmi lesquelles 23 à peine roulaient déjà pour De Lijn, effectuent 850 trajets de renfort par jour sur les lignes de la société flamande de transports en commun. « Ces autocars suivent les autobus de ligne et desservent les mêmes arrêts. La collaboration avec les exploitants d’autocars et leurs chauffeurs se passe à merveille depuis le premier jour. Parfois, nous devons simplement sensibiliser les clients et leur rappeler qu’ils peuvent aussi prendre le second véhicule, l’autocar juste derrière », explique Roger Kesteloot, directeur général sortant. Il a également remercié les entreprises privées pour l’hommage rendu aux chauffeurs de ligne en novembre.

Séparation temporaire ou définitive du poste de conduite ?

A l’heure actuelle, une bâche isole toujours les postes de conduite de l’espace destiné aux passagers et les voyageurs ne peuvent plus monter ni descendre à l’avant du véhicule. « Un poste de conduite complètement isolé présente des avantages et des inconvénients. Il constituerait indéniablement un avantage en ces temps de la Covid-19. Avant de commander de nouveaux véhicules, nous consultons les syndicats afin de déterminer si nous pouvons prévoir un poste de conduite séparé. Cependant, nous tenons aussi à préserver le contact entre le chauffeur et le client », ajoute Roger Kesteloot.