« Parvenir à faire cela en si peu de temps, c’est un exploit ! »

Grâce à son nouveau site, Heidebloem est paré pour l’avenir

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Fin 2020, Heidebloem s'est installé dans un nouveau bâtiment de l’Europark à Lanaken. Là où neuf mois auparavant se trouvait encore un champ inexploité, des bus entrent et sortent d’une entreprise hypermoderne depuis janvier. « Ce n'est que grâce aux efforts de tous que nous avons pu mener à bien cette opération en si peu de temps », affirme Philippe Samyn, un directeur général non peu fier de cette réalisation.

Philippe se souvient très bien du premier coup de pelle donné en mars 2020, quelques jours avant le confinement.

« Lorsque nous avons entendu quelles mesures nous devions prendre contre la Covid, nous avons eu du mal à nous en remettre ! Le bail de l’ancien bâtiment sur la Tongersesteenweg à Lanaken arrivait cependant à expiration le 31 décembre 2020. Nous ne pouvions tout simplement pas nous permettre de reporter le déménagement », explique Philippe.

Un planning serré en raison de la Covid

Ce n’est que grâce à un planning serré que Heidebloem a réussi (presque) l'impossible. « Pour chaque phase, nous avons établi un plan. Nous avons discuté de ce plan sur une base hebdomadaire et procédé à des adaptations lorsque cela s’avérait nécessaire. Chaque chantier apporte son lot de retards, mais en période de Covid, c’est poussé à l’extrême. Il y a toujours des gens en quarantaine et le nombre de travailleurs sur site est limité. L’approvisionnement en matériaux depuis l’étranger est aléatoire. De plus, les règles d’hygiène sur site doivent être strictement respectées. Il faut cependant tenir les délais. C’est la seule manière de poser la pièce suivante et de terminer le puzzle ».

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Le chauffeur devient déménageur

Finalement, le déménagement a débuté pendant la troisième semaine de décembre. Il avait été minutieusement préparé depuis le mois d’octobre. « Pendant que nos bus réguliers et nos bus scolaires sortaient, les chauffeurs d’autocar sans travail nous ont aidé à déménager. Pour eux aussi, c’était une manière de rester en contact avec leurs collègues. Nous avons utilisé les autocars comme camions de déménagement. Une manière originale d'amener le matériel et les véhicules sur le nouveau site . Nous avons tout pensé dans les moindres détails. Comme nous n’étions pas autorisés à rouler en convoi, cinq autocars partaient toutes les demi-heures. C’est ainsi que nous avons déménagé la plupart des choses un dimanche ».

Des collaborateurs impliqués

Sécurité et confort sont les deux principes fondamentaux de ce nouvel épicentre de Heidebloem. Les chauffeurs et les collaborateurs du bureau ont été fortement impliqués.

« Grâce à leur contribution, nous avons accordé une grande attention à la luminosité et à la présence de verdure. Nous-mêmes, nous voulions améliorer le contact entre les chauffeurs et les collaborateurs du bureau grâce à la disposition des salles. Cela renforce l’implication mutuelle », poursuit Philippe.

Un avenir électrique

À côté des fosses, l’atelier abrite aussi une zone pour les véhicules électriques. Même si Heidebloem attend que De Lijn fasse des pas supplémentaires en la matière. « Il y a une cabine à haute tension et toutes les conduites en attente sont en place. Les toits des bureaux et du garage sont équipés de panneaux solaires. Nous pouvons également installer des panneaux solaires sur les auvents supplémentaires prévus pour les bus. Notre infrastructure peut donc rapidement se transformer en un site d’avenir pour le transport par bus électrique ».

La fête n’est que reportée !

L'interdiction, due aux mesures sanitaires, d'inaugurer en grande pompe le nouveau bâtiment de Heidebloem chiffonne Philippe. « Nous aurions aimé inviter les familles de notre personnel et nos clients pour leur présenter le nouveau site. La covid en a décidé autrement. Lorsque nous pourrons redémarrer prudemment à l’automne, j’espère pouvoir accueillir tout le monde ici ». Sinon cette fête aura peut-être lieu à l’occasion d’une prochaine expansion. Heidebloem accueille actuellement 90 bus à Lanaken. Mais le site peut en accueillir cent cinquante. Affaire à suivre ?

Comment les chauffeurs de Heidebloem vivent-ils à la crise du coronavirus ?

Philippe Samyn : « Heidebloem emploie normalement 120 chauffeurs. Un certain nombre d’entre eux conduisent une quarantaine de bus réguliers et de bus scolaires. Ce secteur reste relativement stable. Plus de la moitié de nos chauffeurs effectuent cependant des voyages internationaux en autocar, notre activité principale. Ces véhicules sont à l’arrêt. Les conducteurs internationaux n’ont pas l’habitude de rester à la maison. Ils aiment les contacts sociaux. Il est important qu’ils restent impliqués, tant financièrement que mentalement. Certains de ces chauffeurs ont demandé à aller rouler ailleurs, comme chauffeurs de poids lourd par exemple. Lorsque la situation sera redevenue normale, ils pourront revenir. Nous essayons d’en impliquer d’autres dans le déménagement ou dans la désinfection des bus qui circulent encore. Seuls deux chauffeurs ont choisi de quitter Heidebloem ».

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