Chauffeur de bus et d’autocar

Un métier qui s’apprend dorénavant aussi à l’école secondaire !

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L’Institut Provincial d’Enseignement Technique Secondaire (IETS) à Charleroi a lancé une nouvelle section pour former des conducteurs et conductrices de bus et d'autocars. C’est la première école en Belgique qui propose cette formation. Car & Bus e-zine s’est rendu sur place et est allé à la rencontre des élèves.

Une nouvelle section en enseignement secondaire

Il y quelques années déjà, la section 'promotion sociale' de l’IPETP avait lancé une formation pour chauffeurs de bus et d’autocars à Farciennes, s’adressant aux adultes, principalement en reconversion professionnelle.

« Le Fonds Social Bus & Car nous ayant fait part de la pénurie de chauffeurs et ce métier étant répertorié comme critique, nous avons fait le nécessaire afin de pouvoir ouvrir une section en enseignement secondaire. En septembre 2020, malgré la pandémie de la covid-19, nous avons pu démarrer avec sept jeunes élèves, » nous témoigne Patrick Hublet, directeur de l’IETS. La formation est destinée aux jeunes de 5e et 6e année secondaire et à partir de 17 ans.

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Une formation théorique et pratique

Les cours théoriques sont dispensés sur l’implantation de Charleroi et comprennent le code de la route, la législation sociale (principalement les temps de conduite et de repos), la maintenance du véhicule, la technologie du métier, la cartographie, la prévention des accidents, etc.

« La partie pratique se donne à Farciennes, où une dalle de manœuvre est présente. Nos étudiants sont transportés en navette depuis Charleroi sur le site de Farciennes. Le Fonds Social a mis un autocar à disposition pour la formation de nos élèves, » ajoute le directeur.

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Simuler toutes les situations sur la route

L’établissement dispose également d’un simulateur qui permet d’analyser les bonnes et les mauvaises pratiques lors de leçons de conduite. L’appareil enregistre toutes les actions de l’élève et tous les mouvements du véhicule. Le même parcours peut être reproduit afin que l’étudiant puisse se rendre compte de ses erreurs et s’exercer à nouveau. Il peut également être utilisé lors d’un examen afin de proposer à chaque candidat un parcours avec le même niveau de difficulté.

Le logiciel est relié à une tablette, sur laquelle l’enseignant pointe les événements de route afin de montrer les erreurs et comment les corriger. La conduite de nuit, par forte pluie ou sur route enneigée peut aussi être simulée.

L’obtention du permis D

Dès que l’agrément définitif du ministère de l’enseignement sera délivré, les cours sur voie publique débuteront. Au terme des deux années scolaires et après la réussite aux examens du permis de conduire et de la qualification professionnelle, les élèves seront fiers détendeurs du permis D. Ils pourront immédiatement conduire des véhicules pour des services réguliers ou réguliers spécialisés, dont le trajet est limité à 50 km, ainsi qu’au territoire belge. À partir de 20 ans, seule la limitation au territoire belge est maintenue. Le chauffeur est alors également autorisé à effectuer des services occasionnels. Dès 21 ans, il n’y a plus aucune restriction.

de gauche à droite : Bryan Palazzone, Patrick Hublet et Nicolas Gerneau.

De gauche à droite: Loïc, Corentin, Toni et Dilan

Les cours de conduite se donnent en alternance par petits groupes. Nous avons rencontré quatre des sept jeunes qui s’exerçaient aux manœuvres les plus pratiquées par un chauffeur de car : le stationnement en bataille et la marche arrière en ligne droite. Sachant qu’ils n’ont pas de permis voiture et donc pas d’expérience, ils s’en tiraient fort bien !

Une formation, différents métiers

Une conversation avec les élèves témoigne de leur motivation : ils savent exactement ce qu’ils veulent faire comme métier. Les uns optent pour rouler sur les lignes régulières, les autres après quelques années d’expérience ambitionnent plutôt le tourisme. Ce sont de bonnes perspectives d’avoir de jeunes recrues pour notre secteur, qui en a grandement besoin. Nous leur souhaitons bonne route !

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