MAINTENIR LE CONTACT AVEC LES COLLABORATEURS EST ESSENTIEL

La parole à quelques entrepreneurs wallons

Depuis le début du confinement, de nombreux collaborateurs de notre secteur se retrouvent chez eux, tandis que d’autres assurent encore certaines lignes ou le transport de travailleurs. Malgré la situation exceptionnelle, la relation entre les collègues ne se détériore pas pour autant. Différents entrepreneurs wallons nous ont raconté par vidéoconférence comment ils gardent contact avec leurs collaborateurs.

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Qu’en est-il des chauffeurs ?

« Les chauffeurs sont dans l’impatience de pouvoir vite recommencer », nous partage Florian Vandehoudelingen de chez Jumbo Tourisme. Etant au chômage temporaire pour cause de force majeure, les semaines à venir seront difficiles pour eux parce qu'ils ne percevront pas leur salaire habituel durant cette période. »

En ce qui concerne le transport public, Françoise Wergifosse de l’entreprise Wergifosse, nous partage que les chauffeurs doivent régulièrement refuser des personnes qui souhaitent monter à bord, étant donné que le quota maximum de voyageurs autorisés dans le bus est déjà atteint. « Ce n’est pas évident de devoir faire face à la réaction des clients qui ne comprennent pas toujours, car comme nous sommes situés en région rurale la fréquence des bus est moindre et cela pose donc parfois des soucis. Le TEC a pris des dispositions avec les forces de l’ordre en cas de surcharge, notamment aux arrêts fréquentés entre autre par les demandeurs d’asile, quand c’est nécessaire. D’un autre côté, les chauffeurs remarquent une diminution du trafic routier. » De plus, de nombreuses mesures d’hygiène et de protection ont été prises. « On a dû mettre de la rubalise pour isoler la zone du chauffeur de celle des passagers. Parfois, nous avons même été jusqu’à apposer un film plastique pour entièrement fermer la zone. »

Un contact régulier avec les chauffeurs

Malgré les conditions difficiles, les entrepreneurs entretiennent un contact régulier avec leurs chauffeurs et leurs collègues. Patrick Deblire de chez Voyages Deblire observe une excellente réaction du personnel.

Pour garder contact avec ses chauffeurs, Emmanuel Delmeulle de Voyages Leroy a créé un groupe Facebook dans lequel il échange avec ses eux. Il existe une réelle solidarité entre les collègues et les employés.

Chez Fun Cars aussi, on entretient quotidiennement des contacts avec ses chauffeurs. Ils s'envoient des messages, des informations intéressantes ainsi que de petites blagues. « Il faut aussi un peu se changer les idées » dit Pascal Van de Voorde, qui essaye d’appeler chaque jour au minimum un chauffeur pour prendre des nouvelles.

Chez Jumbo Tourisme, dans le Hainaut, Florian appelle aussi régulièrement ses chauffeurs mais n’en oublie pas pour autant son équipe interne. « Avec les personnes de l’équipe interne, on organise un e-apero. tous les vendredis soir. C’est aussi l’occasion de voir mes collaborateurs d’une façon différente, dans leur cocon familial avec leurs enfants. C’est une petite heure qu’on passe ensemble et qui permet de garder un lien social. Ils me manquent beaucoup. C’est une grande famille chez nous ; donc se retrouver chacun de son côté est un peu difficile. »

Chez Wergifosse dans la province de Liège, Françoise essaie d’être le plus possible à l’écoute de ses chauffeurs, et rappelle que les encouragements doivent être donnés tout au long de la carrière du chauffeur et pas uniquement en temps de crise. « On a de la chance d’avoir du personnel, qui est compétent et professionnel. C’est un bonheur pour moi d’avoir une équipe qui tient le coup et qui se bat avec moi et je suis très fière d’eux. »

Dans la province du Luxembourg, chez Voyages de Colnet, Charles-Henri voit son chauffeur s’occuper autrement « Malgré qu’il n’avait plus de travail au début du confinement, il venait tout de même presque tous les deux jours boire son café et travailler sur son car. Il en a profité pour préparer son car à l’avant-saison et pour faire un peu de rangement. »