FLANDRE: 429 autocars suivent des bus de ligne sur 850 parcours

La parole aux entrepreneurs

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Depuis la mi-novembre, 429 autocars d’exploitants d’autobus et d’autocars flamands circulent sur environ 850 trajets de renfort pour De Lijn. Les clients apprécient le confort du voyage et optent parfois résolument pour l’autocar. Les exploitants circulant pour la première fois pour De Lijn apprécient cette collaboration.

Des entreprises telles que Mandel Car et ’t Ros Beiaard assuraient déjà des services de ligne. Actuellement, plusieurs autocars de tourisme quittent le dépôt pour assurer des trajets de renfort. Mandel Car propose trois trajets dans sa propre région tandis que 't Ros Beiaard propose 15 trajets dans la région Anvers-Bruxelles-Gand. « Vu notre situation géographique centrale, il nous semblait évident d’assurer des trajets de renfort à destination de et dans ces villes. Localement, il n'y a pratiquement pas de trajets de renfort », explique Filip De Hauwere. « La plupart des chauffeurs connaissaient les itinéraires, d’autres suivent les autobus de ligne.»

Pour Conny Cars, qui assure 8 tournées scolaires pour De Lijn, la collaboration avec la société de transport n’avait rien de nouveau. « Nous assurons 5 trajets de renfort entre Heist-op-den-Berg, Aarschot et Herentals », indique Geert Van Hove. « La collaboration se déroule très bien. Les services de ligne étaient nouveaux pour nous, mais je serais ravi de répondre à de nouveaux appels d'offre pour du transport régulier. »

Par ailleurs, Maggi Schollen (Lindencars) n'exclut pas une future collaboration. « 6 autocars suivent l’autobus de ligne de la région Leuven-Diest-Aarschot. Le transport régulier offrant davantage de sécurité, je pourrais l’envisager pour l’avenir. »

Le tourisme nous manque

« Je ne refuserais pas un futur appel d’offres », confirme Frederik Vandekerkhove (VDK) qui affrète 4 autocars à Bruges, Roulers, Tielt et Deinze. « Le marché de notre région est détenu par De Lijn, mais je tenterai ma chance lorsque ces lignes se libéreront. »

Rik Van Heusden (De Zigeuner) est convaincu que les exploitants d’autobus privés peuvent assurer au moins le même service. « Nous affrètons actuellement 4 autocars entre Genk, Hasselt et Geel. Les chauffeurs sont ravis de pouvoir rouler car ce métier est leur passion. Le métier de chauffeur d’autocar de tourisme ainsi que les beaux voyages à l’étranger leur manquent. Nous nous chargeons des services scolaires pour De Lijn mais manquons d’expérience dans le domaine du transport régulier. »

Avec ses 6 autocars entre Bruxelles et Hal, Henri Rammant (Bell Tours) fait ses premiers tours de roues pour De Lijn. « Cette expérience est positive, mais un exploitant d’autocars doit effectuer tout un calcul avant d'opter pour le transport régulier, qui implique des investissements dans des autobus ainsi qu’une rémunération différente pour les chauffeurs. »

Chez Simatours, Lieven Vandevelde est sur la même longueur d’onde. « Nous assurons actuellement 7 trajets de renfort, mais le tourisme reste notre activité préférée, celle dans laquelle nous avons le plus d’expérience. »