Un nouvel établissement : une belle occasion à saisir pour Philippe Samyn

Heidebloem contraint à changer d’adresse… pour des blaireaux !

Imaginez : vous êtes en vacances, on vous appelle pour vous demander d’annuler de toute urgence tous les permis obtenus pour le terrain industriel que vous avez récemment acheté, sous peine de devoir mener une bataille judiciaire. C’est ce qui est arrivé à Philippe Samyn, manager général de Heidebloem à Lanaken.

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La raison ? Des blaireaux, animaux protégés par loi, ont creusé leur terrier sous le terrain industriel de Lanaken. Heureusement, avec l’aide de la commune, Philippe a rapidement trouvé un nouveau terrain dans le zoning industriel Europa, de presque un hectare de plus et situé 200 mètres à gauche de l’emplacement initial. Sauf nouveau rebondissement (animalier ou autre…), Heidebloem déménagera d'ici fin 2020.

Des techniques hypermodernes dans un atelier écologique

Dans ce nouvel atelier, toute l’attention sera portée sur les mesures d’économie d’énergie les plus récentes d'une part et sur des techniques hypermodernes d’autre part. Cet atelier écologique sera notamment équipé d’un dispositif de récupération des eaux de pluie, de panneaux solaires, etc. Aération, chauffage, minuteries pour l’éclairage, éclairage LED... des techniques de pointe dans tous les domaines.

Philippe Samyn : « Nous installerons également une cabine à haute tension équipée de câbles menant vers le dépôt des bus. Nous allons de l’avant. Impossible de savoir aujourd’hui ce que les responsables politiques nous réservent et ce qui sera mis en œuvre dans les régions de transport.»


« Nous nous préparons également au long terme. Les techniques de base restent toutefois inchangées. Le principal changement par rapport à la situation actuelle ? Tout sera majoritairement informatisé grâce aux systèmes de propulsion alternatifs. En fait, seuls les outils informatiques changent, pas l’atelier. La grande question reste la suivante : le personnel peut-il suivre ce rythme ? »

Préparer l’avenir

Le nouveau bâtiment a également été conçu de manière à agrandir les bureaux et accroître le nombre d’emplacements pour les bus, tous entreposés à l’extérieur. Des auvents seront aménagés dans une phase ultérieure. Le soutien à cet égard est déjà prévu. Les 900 m² de bureaux et les 2000 m² d’atelier et d’entrepôt deviendront l’agréable point de chute de 110 travailleurs et de 90 autobus et autocars. Philippe Samyn : « Nous avons collaboré avec des architectes externes qui connaissent bien le secteur et avons rendu de nombreuses visites à des collègues afin d’éviter un maximum de pièges et d’intégrer des idées innovantes. »

Premier bus électrique

Heidebloem n’attend pas que les décideurs politiques s’attaquent à l’électrification du transport collectif. L’entreprise a déjà acheté son premier bus électrique : un bus hybride articulé de la marque MAN. Heidebloem a conclu 37 contrats avec De Lijn. Outre le transport public, la société assure également le transport scolaire et le transport de personnel. Elle a signé par ailleurs les bons de commande de quatre nouveaux bus.

L’autocar reste essentiel

Par ailleurs, Heidebloem n’oublie pas l’autocar, qui génère 35 % de son chiffre d’affaires. Philippe Samyn : « Nous continuons à miser sur les voyages de groupe. Notre offre individuelle est mince, mais nous proposons des voyages de groupe, organisés par nos soins et par des tour-opérateurs. 70 % de ces voyages de plusieurs jours sont internationaux. C’est pour cette raison que nous avons imaginé une grande salle d’accueil sur notre nouveau site. Nous avons également beaucoup investi dans les autocars ces trois dernières années, ce qui constitue la meilleure preuve qu’Hansea croit en ce secteur d’activités ».

La rénovation n’était pas une option

La rénovation du site de la Tongersesteenweg n’était pas une option. Le site n’appartient pas à Heidebloem et la dernière rénovation date de 2009, lorsque l’atelier a été modernisé.