Les formations code 95 reprennent

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Après plusieurs mois de confinement, les formations code 95 reprennent dans le respect des mesures liées au coronavirus. FCBO, qui organise des formations théoriques et pratiques, a le grand plaisir d’accueillir à nouveau les chauffeurs. L’instructeur Danny De Wilde et le conseiller sectoriel Rudi Willems soulignent l’importance de ces formations continues.

Un samedi matin de la fin du mois de juin, à la Belgian Coach & Bus Academy de Bruxelles. Les premiers chauffeurs d’autobus francophones arrivent vers 8h pour les formations CODE 95. Le conseiller sectoriel Rudi Willems : « Nous dispensons aujourd'hui la formation sur le code de la route ainsi que sur la déclaration d’accident. Il s’agit d'un cours de recyclage destiné aux chauffeurs expérimentés. » Une quinzaine de participants sont inscrits. Ils sont un peu moins nombreux qu’avant la pandémie de coronavirus.

Le groupe était également plus restreint lors du cours néerlandophone ecodrive organisé la veille. L’instructeur Danny De Wilde : « Après 2 mois d’arrêt forcé, nous avons pu reprendre en juin avec des groupes restreints. Cette reprise est importante pour le secteur. Certains participants n’avaient plus travaillé depuis mi-mars. » Un chauffeur est tenu de suivre au moins 35 heures ou 5 jours de formation CODE 95 tous les cinq ans afin de conserver son aptitude professionnelle. Sans son CODE 95, il ne peut plus exercer la profession.

En toute sécurité

Diverses mesures de sécurité ont été instaurées durant les cours. Ainsi, les participants sont tenus de se désinfecter les mains avant le début du cours et pendant les pauses au moyen du gel désinfectant situé à l’entrée du centre de formation. Ils sont tenus de respecter la distanciation sociale de 1,5 mètre.

Les instructeurs attirent également l’attention des chauffeurs sur ces règles. « Elles sont nécessaires », insiste Rudi Willems. « Pendant les cours, les chauffeurs s’assoient suffisamment loin les uns des autres. Pendant les pauses, il est toutefois plus difficile de respecter la distance. » (rires) Les chauffeurs francophones portent un masque, bien qu'ils soient assis à 1,5 mètre les uns des autres. Willems explique : « Ce n’est pas obligatoire en Flandre et à Bruxelles mais ça l’est en Wallonie. »

Le moment idéal

Concernant le cours pratique ecodrive, nous rencontrons Kurt Rollier, gérant de Rantour à Affligem. L’instructeur Danny De Wilde accompagne Kurt durant cette formation individuelle. La distance sociale ne pouvant être respectée durant la formation pratique, le chauffeur et le formateur sont tenus de porter un masque. « Ce n’est qu’une des mesures que nous devons adopter pour permettre la relance de notre secteur », indique Kurt Rollier. Il voit dans la crise actuelle une occasion à saisir. « La plupart de nos chauffeurs sont actuellement en chômage temporaire. Pour eux, c’est donc le moment idéal de suivre les cours CODE 95. »

Qu’en pensent les chauffeurs ?

D’autres participants apprécient également la plus-value des formations pour l’aptitude professionnelle. Roland Delhelle, chauffeur chez Pullman, a suivi la formation sur le code de la route : « J’ai obtenu mon permis de conduire il y a longtemps, mais le code de la route a changé depuis lors. Il est bon de se former à ces adaptations. »

Dennis Van Damme, chauffeur et planificateur chez Deko Coach, parle de la formation ecodrive : « L’application des principes ecodrive entraîne une économie de carburant et donc une baisse des coûts pour les entreprises. En évitant par exemple de freiner ou d’accélérer brusquement, nous réduisons la consommation de nos autocars », ce qui est toujours bon à prendre par les temps qui courent.

Vous êtes chauffeur ou entrepreneur et souhaitez, vous aussi, continuer à vous instruire ?

Prenez contact avec Rudi Willems, conseiller sectoriel, au 0477 22 51 78 ou via Rudi.Willems@fondssocial.be.